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Méthodologie éditoriale

Comprendre la justice avant qu'elle ne dépasse le grand public.

Les grandes affaires judiciaires françaises s'étalent sur dix, vingt ans. Mises en examen, renvois, jugements, appels, cassations s'enchaînent — et à la fin, le citoyen ne sait plus si la personne est condamnée, relaxée, en attente d'audience, définitivement jugée ou non. Notre ambition : remettre de la clarté procédurale dans le récit public, sans jamais sacrifier la nuance juridique.

Qui édite Clear

Portrait de Nicolas Doucet, éditeur du site Clear
Nicolas Doucet — designer, Bordeaux.

Je m'appelle Nicolas Doucet. Je suis designer, co-fondateur de Rewolf Studio, une agence de branding à Bordeaux. Je ne suis ni juriste, ni journaliste. Clear est un projet personnel, démarré en avril 2026.

Depuis deux ans, je travaille pour Maître Plouton, avocat à Bordeaux. C'est en concevant pour lui que j'ai pris la mesure du fossé entre la langue du droit et celle des citoyens. Le déclic est venu plus tard, d'une discussion avec un ami : on parlait d'une grande affaire qui revenait dans l'actu, et à deux on était incapables de dire si la personne avait été condamnée définitivement ou pas. Ni si elle était en prison, ni si l'affaire pouvait encore basculer. C'est cette soirée-là qui m'a convaincu qu'il y avait quelque chose à construire.

Chaque fiche part de documents officiels : décisions et extraits issus des entités judiciaires (Cour de cassation, cours d'appel, tribunaux, parquet, Cour des comptes…), via Judilibre, Légifrance, communiqués ou PDF de jugement documentés en source. Une veille régulière sur l'actualité judiciaire complète le dossier ; la presse de référence sert à dater et croiser, jamais à remplacer une décision. Les biographies (portraits, dates, fonctions) s'appuient sur Wikipédia et Wikidata, clairement séparées des statuts procéduraux. Pré-rédaction assistée par une IA dont je contrôle le contexte, puis relecture humaine systématique avant publication. Quand je doute d'une date ou d'une qualification, je laisse la case vide plutôt que d'écrire de travers.

La sélection des affaires est strictement éditoriale, jamais politique. Ce sont les grandes affaires françaises qui ont marqué le débat public ces vingt dernières années. La liste va continuer à grandir, dans toutes les sensibilités, au rythme des relectures et des sources disponibles. Si une affaire vous semble manquante, c'est une question de temps — pas un choix de camp.

Clear est édité à titre personnel, sur mon temps libre. Pas de publicité, pas de tracking commercial, pas d'affiliation politique ni associative. Le projet est hébergé sur Vercel ; l'analytique se limite aux Core Web Vitals (sans cookies).

Une erreur factuelle, une nuance qui m'a échappé, une affaire qui mériterait d'entrer dans le corpus ? nicolas@rewolf.studio. Je réponds.

Relecture juridique

Il n'y a pas encore de comité de relecture juridique constitué : je suis seul aux commandes pour l'instant, et je le dis ouvertement. Nous cherchons un·e avocat·e pénaliste ou un·e magistrat·e honoraire pour valider les fiches avant publication (bénévolat ou partenariat).

Proposer votre aide via le formulaire — relecture juridique, contribution rédactionnelle ou autre soutien.

Comment une fiche est rédigée

Comment une fiche est rédigée

4 étapes, dans cet ordre, sans exception. La validation humaine est le verrou éditorial : aucune publication n'a lieu sans relecture.

  1. Collecte de sources officielles

    On part d'une source officielle : Judilibre quand l'arrêt de Cassation ou d'appel y figure, sinon Légifrance, communiqué de juridiction ou de parquet, document institutionnel (Cour des comptes…), ou PDF de jugement trouvé en ligne (URL en source manuelle). Judilibre ne couvre pas tout — les décisions du tribunal correctionnel se documentent autrement. La presse de référence sert à dater et croiser, jamais à remplacer la décision.

  2. Pré-rédaction par l'IA

    Une IA (Claude Sonnet) reçoit le contexte de l'affaire et les sources verbatim. Elle propose une synthèse de l'étape en respectant un cadre strict : vocabulaire juridique précis, pas d'opinion, longueur 180-250 mots, sections obligatoires. L'IA n'accède à AUCUNE autre information qu'on ne lui aurait pas fournie.

  3. Validation humaine — verrou éditorial

    Un humain relit la synthèse. Un linter automatique bloque déjà les termes « coupable » avant condamnation définitive, le vocabulaire émotionnel, les termes obsolètes (« inculpé »). Le rédacteur corrige, supprime, valide. AUCUNE synthèse n'est publiée sans cette étape — c'est ce qui sépare Clear d'un agrégateur automatique.

  4. Publication & mise à jour continue

    La fiche bascule en « publié » : elle apparaît dans le sitemap, sur la home, dans le réseau. Elle est mise à jour à chaque nouvelle étape procédurale (audience, jugement, appel, cassation). La date de dernière mise à jour est affichée publiquement.

Principes éditoriaux non négociables

  • Présomption d'innocence systématique

    Tant qu'une décision n'est pas définitive (cassation incluse), nous n'employons jamais le terme « coupable ». Les statuts affichés reflètent l'état procédural connu, jamais une appréciation morale.

  • Sources obligatoires

    Chaque assertion notable renvoie à une source : décision judiciaire, communiqué officiel ou article de presse de référence. Les sources officielles sont visuellement distinguées de la presse.

  • Vocabulaire juridique strict

    Mise en examen ≠ inculpation (obsolète) ≠ accusation ≠ condamnation. Nous distinguons systématiquement renvoi, jugement, arrêt d'appel, cassation, définitif. Pas de raccourci trompeur.

  • Ton neutre, factuel

    Pas de qualificatifs émotionnels, pas de spéculation sur l'issue d'un procès, pas de jugement moral. La complexité d'un dossier ne sert jamais d'excuse pour simplifier au point d'induire en erreur.

Lexique procédural

Les 9 étapes canoniques que nous suivons sur chaque fiche, dans l'ordre. Pour les autres termes juridiques et statuts de personnes, consultez notre glossaire complet.

Enquête préliminaire
Le parquet (procureur) fait enquêter pour rassembler des éléments. Aucune personne n'est encore formellement mise en cause.
Instruction judiciaire
Un juge indépendant du parquet enquête. Il peut décider de mettre en examen, entendre des témoins, ordonner des perquisitions.
Mise en examen
Étape clé : la personne est officiellement soupçonnée et obtient un statut procédural protecteur (avocat, accès au dossier). Cela ne signifie pas culpabilité.
Ordonnance de renvoi
Le juge estime les charges suffisantes pour qu'un procès se tienne. La personne devient « prévenue » (correctionnel) ou « accusée » (assises).
Non-lieu
Le juge d'instruction estime qu'il n'y a pas d'éléments suffisants pour un procès. La personne n'est pas jugée.
Audience en première instance
Le procès se tient : présentation des charges, débats, plaidoiries, réquisitions.
Délibéré en première instance
Les juges se retirent pour décider. Selon la complexité, le délibéré peut être mis en délibéré à plusieurs semaines.
Jugement en première instance
Le tribunal prononce la condamnation ou la relaxe. Tant que les voies d'appel ne sont pas épuisées, la condamnation n'est pas définitive.
Appel interjeté
L'appel suspend le caractère définitif de la décision. La cour d'appel rejuge l'affaire en fait et en droit.
Audience d'appel
Nouveau procès devant un nouveau collège de juges. Les débats reprennent intégralement.
Arrêt d'appel
La cour d'appel rend son arrêt. Un pourvoi en cassation reste possible — l'arrêt n'est définitif qu'à l'épuisement des recours.
Pourvoi en cassation
La Cour de cassation vérifie que la loi a été correctement appliquée. Elle peut casser la décision et renvoyer devant une autre cour d'appel.
Arrêt de la Cour de cassation
Si la Cour rejette, la condamnation devient définitive. Si elle casse, l'affaire repart devant une cour d'appel de renvoi.
Décision définitive
À ce stade seulement on peut parler de « personne condamnée » sans réserve. La présomption d'innocence cesse de s'appliquer.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une mise en examen ?

Le juge d'instruction a estimé qu'il existait des indices graves ou concordants. Aucune culpabilité établie ; présomption d'innocence intacte.

Quelle est la différence entre un jugement en première instance et un arrêt d'appel ?

Le tribunal prononce la condamnation ou la relaxe. Tant que les voies d'appel ne sont pas épuisées, la condamnation n'est pas définitive. La cour d'appel rend son arrêt. Un pourvoi en cassation reste possible — l'arrêt n'est définitif qu'à l'épuisement des recours.

Que signifie « définitivement condamné » ?

Condamnation définitive : les voies de recours sont épuisées (cassation comprise) ou les délais ont expiré.

Comment vérifiez-vous les informations publiées ?

Chaque étape s'appuie sur au moins une source officielle (décision judiciaire, communiqué de juridiction ou du parquet). Les synthèses générées par IA sont systématiquement relues, éditées et validées par un humain avant publication.