Jérôme Lavrilleux
Éric Cesari
Camille Pascal
Nicolas Sarkozy
Affaire Bygmalion
Fausses factures et financement illégal de la campagne présidentielle Sarkozy 2012
L'essentiel
- De quoi il s'agit — L'affaire Bygmalion concerne le système de fausses factures mis en place pour dissimuler le dépassement massif du plafond légal des dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.
- Où en est le procès — Décision définitive — À ce stade seulement on peut parler de « personne condamnée » sans réserve.
- Prochaine échéance connue — Aucune date d'audience publique renseignée pour l'instant.
Juridiction : Cour de cassation
En bref
État de la procédure
L'affaire est actuellement à l'étape : Décision définitive.
À ce stade seulement on peut parler de « personne condamnée » sans réserve. La présomption d'innocence cesse de s'appliquer.
Personnes concernées (mis en cause principaux)
Toutes les personnes mises en cause identifiées font l’objet d’une condamnation définitive (voies de recours épuisées).
Présomption d'innocence : aucune condamnation n'est définitive tant que les voies de recours ne sont pas épuisées.
- Guy AlvesCondamnation définitive
Peine (1re instance) : Condamné pour abus de confiance, usage de faux et complicité de financement illégal de campagne
- Franck AttalCondamnation définitive
Peine (1re instance) : Condamné pour abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne
- Philippe BriandCondamnation définitive
Peine (1re instance) : 2 ans de prison dont 1 an avec sursis + 3 ans d'inéligibilité pour escroquerie (jugement TJ Paris, 30 septembre 2021). N'a pas fait appel dans les délais — condamnation devenue définitive à l'automne 2021, sans passer par la cour d'appel ni la cassation.
- Éric CesariCondamnation définitive
Peine (1re instance) : Condamné pour complicité de financement illégal de campagne
Statut d'avancement
Étape 9/9 · Définitif
8 / 9 passées
Dernière mise à jour le 26 novembre 2025
L'affaire Bygmalion concerne le système de fausses factures mis en place pour dissimuler le dépassement massif du plafond légal des dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. La société de communication Bygmalion et sa filiale Event et Cie ont facturé à l'UMP des prestations fictives pour dissimuler au moins 18 millions d'euros de dépenses excédant le plafond. Treize personnes ont été jugées en 2021 et toutes condamnées en première instance. La Cour d'appel de Paris a confirmé l'essentiel des condamnations le 14 février 2024, dont celle de l'ancien Président à un an d'emprisonnement dont six mois ferme aménagés sous bracelet électronique. La Cour de cassation a rejeté les pourvois le 26 novembre 2025, rendant ces décisions définitives.
Contexte de l'affaire
L'affaire éclate le 27 février 2014 lorsque Le Point révèle l'existence d'un système de fausses factures destiné à dissimuler le dépassement du plafond légal des dépenses de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Pour camoufler ce dépassement, la société de communication Bygmalion — fondée par d'anciens collaborateurs de Jean-François Copé — et sa filiale Event et Cie ont facturé à l'UMP des prestations événementielles inexistantes, là où les coûts réels relevaient en réalité de la campagne du candidat. Le montant dissimulé est évalué à environ 18,5 millions d'euros, soit près du double du plafond légal fixé à 22,5 millions d'euros pour le second tour. Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Paris à l'été 2014. Treize personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel par ordonnance du 3 février 2017 : cadres de Bygmalion et d'Event et Cie, dirigeants de l'UMP et de l'équipe de campagne, et Nicolas Sarkozy lui-même. Le procès s'ouvre devant le tribunal correctionnel de Paris le 20 mai 2021. Le 30 septembre 2021, le tribunal déclare les treize prévenus condamnés en première instance. Nicolas Sarkozy est condamné à un an d'emprisonnement aménagé en détention à domicile sous surveillance électronique pour financement illégal de campagne électorale ; il est le seul candidat à avoir bénéficié des dépenses litigieuses. La Cour d'appel de Paris confirme l'essentiel des peines le 14 février 2024 : Nicolas Sarkozy est condamné à un an d'emprisonnement dont six mois ferme aménageables, peine ramenée à six mois ferme assortis d'un sursis pour les six autres mois. La Cour de cassation rejette les pourvois le 26 novembre 2025 (arrêt n°24-82.486), rendant définitives ces décisions.
Chronologie procédurale
Étapes passées, étape en cours, étapes à venir (avec date connue ou non communiquée). Cliquez sur une étape pour la détailler.
Enquête / instruction
Ouverture d'une information judiciaire
26 juin 2014
Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour faux, usage de faux, abus de confiance, escroquerie et financement illégal de campagne électorale.
Aucune source n'est rattachée à cette étape — la chronologie reste indicative.
+ 1 étape parallèle (filière)
Mise en examen
Mises en examen successives
avril 2015
Mises en examen des cadres de Bygmalion, d'Event et Cie, de dirigeants de l'UMP et de l'équipe de campagne — dont Jérôme Lavrilleux et Guillaume Lambert (avril 2015). Nicolas Sarkozy est mis en examen en février 2017 pour financement illégal de campagne électorale.
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
en février 2017 pour financement illégal de campagne électorale
- Jérôme Lavrilleux
en juin 2014 pour usage de faux, escroquerie et complicité de financement illégal
- Guillaume Lambert
en avril 2015
- Bastien Millot
- Guy Alves
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
- Marc Leblanc
- Jean-François Copé
Placé sous le statut de pendant l'instruction
Aucune source n'est rattachée à cette étape — la chronologie reste indicative.
Renvoi
Renvoi devant le tribunal correctionnel
3 février 2017
Ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris. Treize prévenus sont renvoyés pour escroquerie aggravée, faux et usage de faux. Jean-François Copé, qui avait été placé sous le statut de témoin assisté pendant l'instruction, n'est pas mis en examen et ne fait donc pas l'objet d'un renvoi devant le tribunal.
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
- Jérôme Lavrilleux
- Guillaume Lambert
- Bastien Millot
- Guy Alves
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
- Marc Leblanc
- Jean-François Copéstatut inchangé
— Jean-François Copé n'est pas renvoyé devant le
Aucune source n'est rattachée à cette étape — la chronologie reste indicative.
Procès 1re instance
Procès en première instance
20 mai 2021
Procès devant la 32ᵉ chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris du 20 mai au 22 juin 2021.
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
- Jérôme Lavrilleux
- Guillaume Lambert
- Bastien Millot
- Guy Alves
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
- Marc Leblanc
Aucune source n'est rattachée à cette étape — la chronologie reste indicative.
Jugement
Jugement en première instance
30 septembre 2021
Le tribunal correctionnel de Paris déclare les treize prévenus coupables. Nicolas Sarkozy est condamné à un an d'emprisonnement aménagé en détention à domicile sous surveillance électronique pour financement illégal de campagne. Toutes les parties font appel.
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
1 an d'emprisonnement aménagé en détention à domicile sous surveillance électronique
- Jérôme Lavrilleux
- Guillaume Lambert
- Bastien Millot
- Guy Alves
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
3 ans avec sursis et 60 000 € d'amende
- Marc Leblanc
2 ans avec sursis et 30 000 € d'amende
Sources documentant cette étape
Appel— à venir (date non communiquée)
Appel
Arrêt d'appel
Arrêt de la Cour d'appel de Paris
14 février 2024
La chambre 2-13 de la Cour d'appel de Paris confirme l'essentiel des condamnations. Nicolas Sarkozy écope d'un an d'emprisonnement dont six mois ferme aménageables sous bracelet électronique.
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
1 an d'emprisonnement dont 6 mois ferme aménageables sous
- Jérôme Lavrilleux
2 ans dont 18 mois sursis et 5 ans d'inéligibilité
- Guillaume Lambert
- Bastien Millot
2 ans dont 18 mois sursis et 5 ans d'inéligibilité
- Guy Alves
2 ans dont 18 mois sursis et 5 ans d'inéligibilité
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
- Marc Leblanc
Sources documentant cette étape
Cassation
Rejet des pourvois par la Cour de cassation
26 novembre 2025
La Chambre criminelle de la Cour de cassation rejette les pourvois formés contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris (arrêt n°24-82.486 du 26 novembre 2025).
Personnes impactées par cette étape
- Nicolas Sarkozy
rejeté — peine de la devenue définitive
- Jérôme Lavrilleux
- Guillaume Lambert
- Bastien Millot
- Guy Alves
- Franck Attal
- Éric Cesari
- Camille Pascal
- Pierre Godet
- Marc Leblanc
Sources documentant cette étape
Définitif— vous êtes ici
Condamnations définitives
26 novembre 2025
Les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Paris le 14 février 2024 deviennent définitives à la suite du rejet des pourvois par la Cour de cassation.
Sources documentant cette étape
Personnes concernées
Classement par rôle juridique — les statuts évoluent selon l'avancée de la procédure.
Présomption d'innocence : aucune condamnation n'est définitive tant que les voies de recours ne sont pas épuisées.
Mis en cause
12Personnes poursuivies. Le statut affiché reflète l'état procédural connu à ce jour (voir rappel juridique ci-dessus).
- GA
Guy Alves
Cofondateur de la société de communication Bygmalion
Condamnation définitive - FA
Franck Attal
Ancien dirigeant d'Event et Cie, filiale événementielle de Bygmalion
Condamnation définitive 
Philippe Briand
Ancien trésorier de la campagne présidentielle de 2012
Condamnation définitive
Éric Cesari
Ancien directeur général des services de l'UMP
Condamnation définitive- PG
Pierre Godet
Avocat, ancien expert-comptable de la campagne présidentielle Sarkozy 2012
Condamnation définitive - GL
Guillaume Lambert
Préfet, haut fonctionnaire — directeur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012
Condamnation définitive 
Jérôme Lavrilleux
Ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé et directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012
Condamnation définitive- ML
Marc Leblanc
Ancien expert-comptable de l'UMP
Condamnation définitive - FL
Fabienne Liadzé
Ancienne directrice des ressources de l'UMP
Condamnation définitive - BM
Bastien Millot
Cofondateur de la société Bygmalion, ancien chef d'entreprise et ancien élu local UMP
Condamnation définitive 
Camille Pascal
Essayiste et haut fonctionnaire, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée (2010-2012)
Condamnation définitive
Nicolas Sarkozy
Président de la République française (2007-2012)
Condamnation définitive
Parties civiles
2Personnes ou institutions ayant déposé plainte et demandant réparation.
Témoins
1Personnes entendues sans être poursuivies. Le statut de témoin (ou témoin assisté) n'est pas une mise en cause.
Avocats
12Conseils de la défense ou des parties civiles. Indiquons quand un avocat défend plusieurs personnes du même procès.
Fabienne Liadzé · Défense
Franck Attal · Défense
Guillaume Lambert · Défense
Guy Alves · Défense
Jérôme Lavrilleux · Défense
Marc Leblanc · Défense
Nicolas Sarkozy · Défense
Philippe Briand · Défense
Pierre Godet · Défense
Client non précisé
Sources
Sources officielles
- OfficielCour de cassation, chambre criminelle, n°24-82.486 du 26 novembre 2025
Cour de cassation — 26 novembre 2025
- OfficielCour de cassation — Chambre commerciale financière et économique — n°23-13.250 — 18 décembre 2024
Cour de cassation — 18 décembre 2024
Wikipédia
Articles de presse
- Presse de référence Article payantLe Monde — couverture continue de l'affaire Bygmalion
Le Monde — 14 février 2024